Quand vidanger sa fosse septique ?

Quand vidanger sa fosse septique, fosse toutes eaux ou micro-station d’épuration ?

Tout dispositif d’Assainissement Non Collectif nécessite un minimum d’entretien pour garantir son bon fonctionnement.

L’entretien le plus important reste très certainement la vidange des fosses septiques, fosses toutes eaux ou des décanteurs (micro station). Leur rôle étant de séparer les solides et les flottants (graisses) et de minéraliser la matière organique.

Ainsi, inévitablement, il se créé, dans les fosses septiques, fosses toutes eaux et décanteurs, des boues, qui précipitent au fond, et une couche de flottants en surface.

Ces matières doivent être absolument éliminées au bout d’un certain temps, notamment lorsque le niveau des boues atteint 50% du volume de la fosse septique ou fosse toutes eaux, contre 30% pour les micro stations. La vidange « à temps » permet d’éviter toute décharge de boue ou de graisse dans le système situé en aval, et de ce fait permet de garantir la longévité de votre dispositif d’assainissement autonome.

La périodicité de vidange de votre installation est essentiellement déterminée selon l’usage que vous en faites, et plus précisément en fonction du nombre réel d’usager.

Un outil en ligne, gratuit sur internet, permet d’estimer rapidement, en quelques click, la périodicité de vidange de son installation : http://www.fossealerte.fr/vidangeur/simulateur_vidange/index.php

De plus, ce service permet de commander une vidange directement sur Internet, avec un tarif affiché instantanément, sans surprise  : www.fossealerte.fr/vidangeur

 

 

 

La réglementation des micro-stations

La réglementation concernant les micro-stations d’épuration.

On s’intéresse ici aux micro-stations d’épuration individuelles autonomes de charge de pollution à traiter inférieure ou égale à 20 eh (Équivalent Habitant). Rappelons que le nombre d’équivalent habitant est égale au nombre de pièces principales du bâtiment, soit généralement le nombre de chambre + 2.

Assainissement aux normes

Assainissement aux normes

  1. Le premier texte régissant l’Assainissement Non Collectif correspond à l’arrêté du 07/09/09, modifié par l’arrêté du 07/03/12, fixant les prescriptions techniques applicables aux installations d’assainissement non collectif recevant une charge brute de  pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5. Ce texte précise, dans son article n°7, que les micro stations sont soumises à un agrément ministériel.

  2. Le DTU 64.1 est la norme encadrant la définition, le dimensionnement et la mise en œuvre des dispositifs d’assainissement non collectif. Ce Document Technique Unifié (DTU) est disponible auprès de l’AFNOR.
  3. Les consignes de pose et d’entretien définies par le fabriquant sont à respecter scrupuleusement.
  4. La consultation des arrêtés locaux est indispensable avant la l’installation d’une micro station d’épuration, notamment concernant le type de rejet à mette en place (infiltration, rejet au fossé, rejet à la mare…). Les document tels que les règlements des SPANC, les SDAGE (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux), les SAGE ( schéma d’aménagement et de gestion des eaux ) et les arrêtés de périmètres de protection AEP (alimentation en eau potable) imposent certaines règles.

Un bureau d’études spécialisé en assainissement non collectif pourra vous renseigner précisément sur vos obligations.

Qu’est ce qu’une micro station ?

Une micro station d’épuration est un procédé compact traitant l’ensemble des eaux usées domestiques issues de votre habitation située en zone d’Assainissement Non Collectif. Généralement constituée d’une ou deux cuves, elle présente l’avantage d’occuper très peu de place, moins de 10m² pour certains modèles. De plus, ce procédé épuratoire, des plus efficaces, permet de contrôler à tout moment la qualité des effluents traités avant de les restituer au milieu naturel.

Le fonctionnement des micro stations reprend les 4 étapes fondamentales de l’assainissement :

  1. La collecte (réseau de tuyau + regard).

    Micro station 6 EH Graf Klaro Quick

    Une micro station d’épuration individuelle autonome 6 eh à boue activée

  2. Le prétraitement : assuré par la fosse septique, fosse toutes eaux ou le décanteur primaire. Les graisses et les boues sont séparées et retenues. L’action de bactéries anaérobies ( sans air ) provoque une fermentation avec un abattement de la pollution de l’ordre de 30%.
  3. Le traitement : assuré par les tranchées d’épandage, filtre à sable, micro-station (réacteur biologique) … Une culture de bactéries aérobies.
  4. L’évacuation : infiltration dans le sol en place, rejet au fossé, mare etc. … Les rejets au fossé sont soumis à une demande d’autorisation du propriétaire et gestionnaire de l’exutoire. Cette autorisation est délivrée sous réserve de démontrer qu’aucune autre solution n’est possible. Une étude de sol réalisée par un bureau d’études spécialisé en Assainissement permet d’obtenir ce type d’autorisation ou de trouver une alternative.

Le dimensionnement des micro stations est effectué selon le nombre d’équivalents habitants (EH) qui correspond au nombre de pièces principales du bâtiment. Il existe des micro stations 1 eh, 2 eh, 3 eh, 4 eh, 5 eh, 6 eh, 7 eh, 8 eh, 9 eh, 10 eh, 11 eh, 12 eh, 13 eh, 14 eh, 15 eh, 16 eh, 17 eh, 18 eh, 19 eh, 20 eh.

Il existe une cinquantaine de modèles agréés. Le modèles les plus performants, robustes, durables et nécessitant le moins d’entretien restent Grak Klaro, Phytoplus SBR, Bionest, Tricel, ATB, NDG et Epur Biofrance.

Toutefois, toutes les micro stations d’épuration, et autres filières compactes, sont soumises à un agrément ministériel.

Micro-station : étude de sol obligatoire ?

Les filières d’assainissement classiques traitent les eaux usées à l’aide du sol en place ou reconstitué. L’étude de sol s’impose alors afin de vérifier l’ aptitude du sol au traitement. Pour le particulier, cette étude est demandée par la plupart des Spanc. Quant aux professionnels (restaurants, camping, gîte) la loi l’impose. Mais qu’en est il pour les micro stations d’épuration ?

L’étude de sol (appelée aussi étude de définition de filière) a pour but de définir la solution de traitement des eaux usées la mieux adaptée. Elle s’intéresse aux caractéristiques du bâtiment, aux contraintes de la parcelle (niveau, topographie), à l’environnement, à la nature du sol (texture, perméabilité) et au cadre réglementaire.

Un test d'infiltration à l'aide d'un infiltromètre à niveau constant

Un test d’infiltration à l’aide d’un infiltromètre à niveau constant

Elle place ainsi sur la parcelle les différents organes du procédé et fournit des plans et des coupes détaillés. Cette étude permet à l’utilisateur final et à l’installateur d’avoir une idée précise du fonctionnement de la filière, de sa mise en œuvre et de son entretien.

Le rejet au fossé des micro-stations est très clairement encadré, soumis à conditions et à une demande d’autorisation. L’étude de sol permet d’obtenir ces autorisations en démontrant qu’aucune autre solution n’est envisageable.

Cette étude est donc vivement conseillée, même dans le cas de l’installation d’une micro-station. En effet, celle-ci vous évitera toute mauvaise surprise d’ordre réglementaire ou technique. Certains bureaux d’études se sont spécialisés dans ces nouvelles solutions de traitement des eaux usées.

De plus, cette étude reste imposée par de nombreux SPANC, même pour les micro-stations ! Dans tous les cas, contactez votre SPANC.

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